Voici le texte envoyé au Commissaire-enquêteur le 23 juillet 2025 :
<< Particulièrement attachés au site de l’embouchure de l’Uhabia, nous l’avons toujours considéré comme lieu de rencontre entre nature et humanité …
- nature tourmentée et résiliente, entre débordements du petit fleuve côtier et outrages de l’océan, végétaux héroïques face aux vents de mer,
- ancien port de pêche qui assura la prospérité du village avant que les sables ne l’obstruent (2000 habitants en 1700, 800 en 1800 après l’ensablement du port),
- unique point de tangence entre l’arc Atlantique et les axes Paris/Madrid ou Rhin/Maghreb, des milliers d’urbains y ont découvert l’océan,
- coin secret des Bidartars, qui y bénéficiaient toute l’année et en tous temps d’un accès direct à l’océan,
- terrain de jeu abandonné sur les remblais d’une ancienne boucle de l’Uhabia.
Élus minoritaires à Bidart, notre projet a toujours été de sublimer ce lieu exceptionnel, en respectant son éclectisme et y faisant humblement ce que nature peut.
D’où notre projet de parc anémomorphique, dissimulant les stationnements sous l’étagement de diverses formes végétales taillées par le vent, ou piscine naturelle bénéficiant du droit de pompage d’eau de mer de l’établissement des Embruns.
Nous avons donc regretté la disparition du parking de front de mer, avant même les conclusions de la « concertation » Uhabia 360, trésor perdu pour tous les habitants à faible mobilité, au profit de dunes artificielles.
Nous nous sommes inquiétés de la vision idéologique des aménagements largement entamés, imposant de la nature là où il n’y en a jamais eu, ou bien la détruisant là où elle luttait bravement (dunes livrées en camion sur des sols remblayés, scalp de la végétation naturelle de la dune existante, projet de plantations là où le vent brûle tout). Au même titre nous ne partageons pas cette tentative de contraindre les usages humains, en supprimant les parkings, ou contenant la promenade à de seuls parcours tracés.
Nous ne pouvons donc que nous satisfaire que dans le cas de cette enquête publique, des amendements de bon sens (ombrières en attente de pousse de végétaux, rétablissement de stationnements) nous ramènent à la réalité des lieux.
Michel Lamarque & Groupe Bidart de bon sens >>