Prêts pour l’année prochaine ?
La carte de vœux du maire à la population a fait sourire plus d’un Bidartar. Le visuel « prêts pour demain », avec verdure et océan, avait des airs de pré-campagne électorale, à un an du prochain scrutin ! Puis une cérémonie à laquelle les opposants ont encore été sciemment non-invités, représentant probablement un grave danger pour la démocratie.
N’ayant jamais considéré Bidart comme tremplin de carrière ou de cumul de mandats, nous pourrions considérer ces faits comme anodins : ils nous semblent cependant très éloignés de nos valeurs.
En premier lieu, c’est un drôle d’avenir que l’on promet à Bidart, en commençant par exclure une partie de ses habitants, dans une commune en pleine mutation démographique, où l’important serait au contraire de mieux réunir chacun.
Ensuite cette affirmation « prêts pour demain » dénote les certitudes d’une caste politico-administrative, qui saurait et ferait les choses mieux que les gens qu’elle est sensée servir, au lieu de laisser chacun s’épanouir à son gré.
Enfin, encore de lourds travaux à l’embouchure de l’Uhabia, avec plusieurs millions d’études et de génie civil … pour retrouver le « parc anémomorphique » que nous vous y proposions dès 2020 ! Et que l’on aurait pu mettre en œuvre sans millions ni délai.
Encore de l’argent public gaspillé, et à nouveau au long du littoral, alors que celui-ci est naturellement magnifique, et qu’il y aurait tellement de choses à faire pour améliorer le quotidien des Bidartars, au long de la RD810 ou vers Lore Landa.
A ce titre il est intéressant de reprendre la genèse de la « ferme publique » désormais promise vers Ilbarritz.
A l’origine, des terrains agricoles préemptés il y a 20 ans par le Siazim (syndicat Biarritz/Bidart) pour un projet de théâtre finalement abandonné. Le terrain n’est plus cultivé et envahi d’herbes de la pampa, comme sur de nombreux fonciers que la collectivité préempte.
Seconde étape, des associations biarrotes repèrent ces terrains et proposent d’y établir des jardins partagés, ce dont s’emparent les listes candidates des deux villes. Mais après le scrutin de 2020, plus rien. Fitsik.
Et maintenant ce projet de ferme publique qui produirait des légumes pour les écoles, mais au prix de voyage d’études, cabinet d’architecte, maraîchers municipaux, une drôle de concurrence pour des paysans qui s’éreintent à la tâche …
Alors qu’en confiant ces terres à un vrai cultivateur, on aurait déjà eu des productions en moins d’un an !
Car la nature ne se célèbre pas à coups de travaux ou plans de communication …
Sans savoir encore ce que nous ferons demain, chaque jour nous poursuivons et dénonçons ces pertes flagrantes de bon sens !